Hirondelle à tire d’ailes
Quand tu reviens
Le printemps n’est pas loin
Un autre printemps sans elle
Hirondelle à tire d’elle
Toujours je me souviens
De l’instant où elle s’en est allée au loin
Hirondelle à tire d’ailes
Quand son cœur s’est éteint
Je tenais sa main
Dernier battement d’elle
Inscrit sur la paume de ma main
Hirondelle à tire d’ailes
Les soirs d’été tu te désaltères à l’eau du bassin
Frôlant l’onde à la surface
Telle au-dessus de mon cœur la caresse du chagrin
Son absence que rien n’efface
Hirondelle à tire d’aile
Au temps du raisin, des mûres et du noisetier
Au loin tu t’apprêtes à t’envoler
Hirondelle à tire d’elle
Emporte avec toi mon cœur blessé
Quand tu reviendras à la saison nouvelle
A tire d’elle
Reviens me parler d’elle
(Chanson de l’oiseleur
L’oiseau qui vole si doucement
L’oiseau rouge et tiède comme le sang
L’oiseau si tendre l’oiseau moqueur
L’oiseau qui soudain prend peur
L’oiseau qui soudain se cogne
L’oiseau qui voudrait s’enfuir
L’oiseau seul et affolé
L’oiseau qui voudrait vivre
L’oiseau qui voudrait chanter
L’oiseau qui voudrait crier
L’oiseau rouge et tiède comme le sang
L’oiseau qui vole si doucement
C’est ton cœur jolie enfant
Ton cœur qui bat de l’aile si tristement
Contre ton sein si dur si blanc.)