Ad Deum
Le soleil a la mémoire courte
Elle s’habillait de bleuets de blés mûrs
De bruissements d’oliviers au cou des cascades
Ses pieds argentés rythmaient l’âme de la terre
La terre a la mémoire courte
Elle parcourait les chemins creux de l’oubli
Elle écrivait sa vie sur la mer incertaine
A la lisière là où l’écume brouille les souvenirs
Les souvenirs ont la mémoire courte
Ils se noient dans les chenaux du regret
Elle le savait elle ses cheveux flottaient
Il ne restait rien que la houle parfumée
Merci Christine pour ce poème doux amer, botanique et maritime, éléments et sensations.