Mon premier souvenir marquant d’écriture
Enfant, je n’écrivais pas.
Adolescente, non plus.
Convaincue que je ne savais pas y faire, je préférais les hyperboles et les intégrales. Mon père rédigeait mes dissertations.
Adulte, j’ai rédigé des courriers, des factures, des rapports, des lettres de candidatures. Je n’éprouvais aucun plaisir. Toujours convaincue que mon écriture était banale et sans intérêt.
Et puis un jour, les mots se imposés. Un décès. Un besoin viscéral d’écrire. Des nuits à coucher les mots sur le papier. La colère. La tristesse. Comme si tout à coup, je pouvais être l’intermédiaire entre mes émotions et le papier. Je découvrais. Je me découvrais. J’adorais.
J’ai lu ce texte aux funérailles.
Les autres ont apprécié.
J’en suis fière.