Imaginons,
Imaginons la trêve d’un monde en ébullition,
La douceur qui soudain change les paradygmes.
On ne tue plus dans le monde,
Et le plus grand combat
est celui de l’amour, du pardon.
Et les monstres sont bons
Et le pourpre du ciel est celui du soleil
Les arbres calcinés se rhabillent de verdure
Les murs des maisons à nouveau sans fissures
Le merle dans son bec collecte les fruits mûrs
Et le geai chante sa belle mélodie.
Le temps de la douceur revenu pour de bon.
Imaginons encore,
Les heures d’amitié,
où chacun librement peut enfin s’exprimer
Et l’amour
Ce n’est pas vrai que tout amour s’effrite
La colère passagère ne l’emportera pas
C’est l’amour qui est roi
L’amour et sa joie.