Poème revisité à partir d’un texte d’Eugène Guillevic : IMAGINONS

Imaginons,

Imaginons la trêve d’un monde en ébullition,

La douceur qui soudain change les paradygmes.

On ne tue plus dans le monde,

Et le plus grand combat

est celui de l’amour, du pardon.

Et les monstres sont bons

Et le pourpre du ciel est celui du soleil

Les arbres calcinés se rhabillent de verdure

Les murs des maisons à nouveau sans fissures

Le merle dans son bec collecte les fruits mûrs

Et le geai chante sa belle mélodie.

Le temps de la douceur revenu pour de bon.

Imaginons encore,

Les heures d’amitié,

où chacun librement peut enfin s’exprimer

Et l’amour

Ce n’est pas vrai que tout amour s’effrite

La colère passagère ne l’emportera pas

C’est l’amour qui est roi

L’amour et sa joie.

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