Poisson d’Avril à mon goût
Moi je l’aime à la sauce calembour Bourbon cela va de soi
Voici une fricassée de Poisson d’Avril mitonnée au pied du Château de Pau, par son célèbre représentant, Bourbon de Navarre s’il en est, poisson filant entre les nacelles.
« Foi de Béarn et de Navarre, ralliez-vous à mon poisson blanc
Pour vous je suis allé le pêcher dans les remous du Gave
J’en ai presque perdu ma chemise, chemise retournée moult fois « Paris vaut bien une messe et ma chemise aussi »
Fi du Poisson d’Avril et d’ailleurs, Sully mon fidèle conseiller, communiquant avant son temps,
M’a fait connaître pour ma poule au pot dominicale. Du poisson, nenni ! Souvenez-vous en braves gens !
Moi le Vert galant, je me suis invité à tous les râteliers, des parpaillots en papillotes aux cathos au court-bouillon. Pour mon appétit glouton, je suis connu
Pour celui des gentes dames aussi
De la Belle Corisande à la tout aussi magnifique Gabrielle
De mon fils César à mon légitime héritier Louis, ma légende ai continué à inventer
Mon berceau dans une carapace de tortue, Poisson d’Avril ou point ?
En digne fils de la très protestante et ambitieuse Jeanne d’Albret, ma peau ai bien failli laisser
Un jour de St Barthélémy où le poisson fut grillé
Or, ma peau de poisson lisse, glisse, ne vous laissez pas prendre !
Le château de Pau, coquille délaissée, a rejoint le récit national grâce à mon auguste descendant Louis Philippe d’Orléans et de Bourbon réunis
Tout ceci n’a ni queue ni tête…de poisson
Pêcheur d’histoire, tout arrive à point à celui qui sait attendre,
Vive le poisson d’Avril, du Gave, de Béarn et de tout temps. »